• 24 City

     24 CityChengdu, aujourd'hui. L'usine militaire 420 et sa cité ouvrière modèle disparaissent pour laisser place à un complexe d'appartements de luxe, 24 City. Trois générations et huit personnages, hommes et femmes, viennent témoigner de leurs expériences liées à ce lieu, toutes emblématiques des mutations accélérées que vit la Chine : anciens ouvriers et nouveaux riches, oubliés et promus du boom économique, se relaient face à la caméra. Les hommes parlent du travail et de ce qu'il représente dans leur existence, les femmes évoquent leurs amours, leurs échecs et leurs rêves. 
    Mais ce sont des actrices qui portent leurs voix, tandis que les hommes sont d'authentiques témoins sollicités par Jia Zhang Ke.



    Source résumé : Arte


    Fiche technique :

    - Titre original : Er shi si cheng ji (二十四城记/二十四城記)
    - Réalisateur : Jia Zhang Ke
    - Scénaristes : Jia Zhang Ke et Zhai Yong Ming
    - Genre : Drame
    - Pays : Chine
    - Année : 2008 (France, Cannes et dvd, 2009), 2009 (Chine)
    - Durée : 112 min
    - Musique : Yoshihiro Hanno et Lim Giong


    Casting :

    - Jianbin Chen : ?
    - Joan Chen : Petite Fleur
    - Lu Liping : Hao Dali
    - Zhao Tao : Su Na


    Mon avis :

    24 CityComme pour Still Life du même réalisateur sorti avant, 24 City est un film tourné avec une caméra DV dans un style documentaire, je dirais même que l'effet documentaire est encore plus fort car contrairement à Still Life, il n'y a pas d'histoire que l'on peut suivre, ici c'est essentiellement une succession de témoignages.
    Mais c'est bien plus qu'une succesion puisque plus on avance dans le film et plus les témoignages vont vers l'avenir avec cette dernière jeune femme, la plus jeune qui témoigne et a un avis différent des autres.

    Le film dure environ 1h50, on ne peut pas vraiment dire qu'il est lent puisqu'on assiste à des témoignages de diverses personnes ayant eu un lien avec la cité ouvrière. Je pense que 24 city pourrait en décourager plus d'un, il est vrai que le style de ce film est particulier.

    Je ne dirais pas non plus que ce film m'a captivée mais les témoignages ont su m'intéresser jusqu'à la fin, je trouvais cela intéressant d'entendre les souvenirs de ces gens qui n'avaient connus que cette cité ouvrière et qui avaient dû, du jour au lendemain la quitter et changer de vie. Ce fût un grand boulversement pour chacun d'entre eux. La cité ne leurs permettait pas seulement d'avoir un travail mais aussi de se loger, d'aller à l'école, se nourrir ou même d'aller à la chorale. Bref, une vraie petite ville finalement qui fonctionnait indépendemment de l'extérieur, ils vivaient un peu comme dans une bulle sans connaître autre chose.
    J'ai même été touchée par certains témoignages (celui de petite fleur qui raconte l'histoire avec la photo ou la jeune fille à la fin) parce qu'ils étaient eux aussi très émus de raconter leurs souvenirs et parfois attristés par ce qu'ils leurs était arrivé.

    Plus on avance dans le film, plus on va vers la reconstruction de la cité 420 en ville moderne, on voit même vers la fin des ouvriers dans le nouveau chantier et les ruines de l'ancienne cité. On voit la jeune femme née dans les années 80 contrairement aux autres nés en 1958 se tourner vers l'avenir en regardant la vue de Chengdu avec tous ces immeubles illuminés sur une musique plus moderne.

    Le film pose des questions sur la Chine d'aujourd'hui, sa modernisation et ses conséquences. Au détriment de qui et de quoi il y eu ces destructions/reconstructions?
    C'est un peu les mêmes questions que le réalisateur posait dans son précédent film Still Life (avec la construction du barrage des Trois-Gorges qui avait engloutit tout une ville au détriment de cette mordernisation).

    Ma note : 7/10


    Ageha.


    Bande-annonce Vostfr


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