• La Tannière de la bête - Female prisoner Scorpion : Beast stable

    La Tannière de la bêteSasori est toujours en cavale après s'être vengée du directeur de la prison qui avait perdu un oeil à cause d'elle.
    Elle est recherchée activement par la police, son portrait est affiché partout en ville et dans tous les journaux.

    Alors qu'elle est dans le métro, deux policiers la reconnaissent et l'un d'eux réussi à la menotter, pour lui échapper, Sasori lui coupe le bras et s'échappe.

    Yuki, une prostituée vivant avec son frère, la trouve essayant de se débarrasser du bras et la recueille.
    Bientôt Sasori trouve un emploi et un appartement, mais elle vite rattrapée par son passé. Le policier à qui elle coupé le bras est toujours à sa recherche...

     


    Fiche technique :

    - Titre original : Joshuu Sasori : Kemono beya (女囚さそり けもの部屋)
    - Autres titres : Female prisoner Scorpion : Beast stable/La tanière de la bête
    - Réalisteur : Itô Shunya
    - Scénariste : Matsuda Hirô
    - Genre : Drame
    - Adaptation : Manga de Shinohara Tôru
    - Pays : Japon
    - Année : 1973 (France : voir coffret dvd)
    - Durée : 87 min
    - Musique : Kikuchi Shunsuke


    Casting :

    - Kaji Meiko : Matsushima Nami "Sasori"
    - Narita Mikio : Détective Kondo
    - Lee Reisen : Katsu
    - Watanabe Yayoi : Yuki
    - Nanbara Koji : Sameshima
    - Fujiki Takashi : Tanida
    - Mayama Tomoko : Shinobu
    - Yana Nobuo : Adachi


    Mon avis :

    La Tannière de la bêteLa Tannière de la Bête est le 3e volet de la saga des Joshuu Sasori/La Femme Scorpion et c'est aussi le dernier volet réalisé par Itô Shunya. Kaji Meiko, quant à elle, incarnera son rôle jusqu'au 4e volet, La Mélodie de la rancune, diffusé ce jeudi sur Arte.

    Ce 3e volet est assez différent des deux précédents, La Femme Scorpion se déroulait uniquement en prison, Elle s'appelait Scorpion seulement la moitié et La Tannière de la bête à peine le quart du film.
    L'ambiance est différente, on a l'impression d'assister à un retour à la "civilisation" pour Sasori (mais ce n'est qu'illusion, on s'en vite compte) mais les symboles de "l'enfermement" sont toujours bien présents (la cage aux corbeaux, les égouts).

    Au début du film on retrouve Sasori pourchassée par la police puis errante comme un animal essayant de se débarrasser de ce bras encombrant. Décidément, elle laisse toujours une marque très visible sur ses "victimes" (l'oeil du directeur dans le 1er et 2nd volet, puis le bras d'un policier dans le 3e volet). On comprend pourquoi ils sont autant motivés à la voir de nouveau derrière les barreaux et pourquoi ils en font surtout une affaire personnelle. Ce qui rend la tâche difficile à Sasori.

    Je trouve que ce 3e volet est assez déroutant, déjà parce qu'il se déroule en grande partie hors de la prison et parce que Sasori change au contact du monde extérieur et de la femme qui l'a recueillie, Yuki.
    Sasori a peut-être développé des sentiments de compassion et de culpabilité (la fin, l'enfant) envers Yuki, une prostituée ayant des relations incestueuses avec son frère idiot et aussi envers cette autre prostituée qui s'est fait enlevé son enfant (scène insupportable).
    La seule chose qui n'a pas changée c'est le comportement des hommes, son retour dans le monde extérieur n'est donc finalement qu'illusion.

    La Tannière de la bêteOn aura beau classer ce film dans le genre film d'exploitation et women in prison, un film sensé nous montrer sous n'importe quel prétexte des scènes chocs. On sent bien qu'ici le réalisateur n'a pas voulu montrer uniquement cela. Après tout dépend de la manière dont on le perçoit...

    Itô Shunya est toujours aussi inspiré, il joue avec les couleurs au début du film dans le métro (noir & blanc, couleurs inversées).

    Ce qui m'a le plus frappée dans ce film c'est le côté plus humain de Sasori, elle sourit même à deux reprises, pas un sourire moqueur qui met en garde d'une vengeance future mais un sourire de compassion. Elle a un appartement, un travail...pendant un cours moment mais c'est assez déroutant et ça paraît iréel.
    Par contre elle est toujours aussi peu bavarde, tout passe par le regard et c'est tant mieux car ça représente tellement bien le personnage que l'ententre parler tout au long du film aurait cassé son image.
    Elle doit prononcer deux phrases en tout si je ne me trompe (hormis les "Yuki"), une phrase assez effrayante et une autre compatissante et inquiète.

    La musique est toujours géniale, la fin superbe et magistrale...un très bon volet. Pour l'instant la saga ne m'a pas encore déçue, elle est vraiment de bonne qualité, plutôt inventive au niveau de la réalisation et puis Kaji Meiko...la classe...toujours beaucoup charisme.

    Ma note : 7,5/10


    Ageha.

     

    Bande-annonce vosta

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