• Mémoires d'un yakuza

    Mémoires d'un yakuzaL'histoire véridique d'Ijichi Eiji ou la vie d'un gangster japonais, d'un yakuza, telle qu'il la confia à son médecin avant de mourrir, à la fin des années 70.

    Chef de gang spécialisé dans les "affaires de jeu" à Tokyo, il raconte avec sincérité son apprentissage, son ascension sociale, ses amours, les tripots de jeu, les assassinats, ou bien comment il se coupa un doigt en signe de repentir.

    Il confesse coups de main, interrogatoires, prison, nous dévoile les coutumes et les rituels de cette confrérie et nous guide dans le monde souterrain du crime organisé au Japon.

    Source résumé : couverture du livre

     


    Fiche technique :

    - Titre original : Asakusa Bakuto ichidai (浅草博徒一代)
    - Titre français : Mémoires d'un yakuza
    - Auteur : Saga Junichi
    - Date de publication au Japon : 1989
    - Date de publication en France : 2007
    - Traduction (à partir de l'anglais) : Geniève Navarre


    Mon avis :

    Comme je ne m'y connais pas en littérature japonaise (et littérature tout court je dirais même), j'ai choisi ce roman parce que c'est le seul auteur japonais que j'ai trouvé dans une librairie d'occasion et puis le thème des yakuza j'aime beaucoup.
    Mémoires d'un yakuza est mon le 2e roman japonais que je découvre après Les Belles endormies lu l'année dernière.

    Avant de vous parler du roman, il faut tout d'abord parler de l'auteur, Saga Junichi.
    C'est un médecin qui a recueilli les mémoires de ses patients et retranscrits dans un livre. Il n'a pas seulement retranscrit les mémoires de Ijichi Eiji, un yakuza mais aussi les récits de personnes de plus de 80 ans par exemple. Il a publié trois romans : Mémoires de vent et vagues, Mémoires de paille et de soie et celui dont je vais vous parler Mémoires d'un yakuza.

    Quand on commence Mémoires d'un yakuza on se retrouve en effet devant une suite de souvenirs, mémoires, témoignages raconté par Eiji où on le voit grandir et gravir les échelons dans le monde des yakuza. On part de l'adolescence (13 ans si je me souviens bien) et termine jusqu'à sa fin de carrière (juste avant qu'il ne tombe malade). Ses témoignages s'attardent plus sur sa jeunesse.
    Il aborde divers thèmes comme le code d'honneur des yakuza, le genre de personnes qu'il a rencontré, les femmes, les salles de jeu, la police, la prison, le service militaire, la guerre, le tremblement de terre du Kantô en 1923. Il nous parle aussi un peu de sa famille au début et au final on comprend bien que c'est le gang au sein duquel il évolue qui deviendra sa véritable famille.
    On a un aperçu également de la violence policière de l'époque qui avait beaucoup de pouvoir mais aussi la violence en prison et son fonctionnement. Et puis, un aperçu du Japon des années 10 aux années 70.
    Les récits ne sont pas si "trash" que je l'aurais pensé avant d'ouvrir ce bouquin (vous savez...les films nous donne une image négative des yakuza).
    Evidemment, même s'il s'agit de récits recueilli par le médecin d'Eiji, il a très bien pu embellir les choses, les raconter à sa manière^^Ca on ne peut pas savoir.
    On apprend des tas de choses sur le code des yakuza, c'est ce qui m'a le plus intéressée et on apprend qu'au tout début ils oeuvraient uniquement dans les salles de jeu (illégal). Du coup, ça me fait un peu penser au Parrain de Coppola parce qu'au début Vito Corleone il se fait surtout de l'argent avec le jeu et c'est quand Mickeal reprend la succession que ça se passe autrement.

    Ijichi Eiji m'a parut sympathique et honnête vu la façon dont il raconte ses aventures! On le prendrait presque pour un (anti) héro. Les différentes histoires de sa vie sont captivantes et je pense qu'en film ça passerait très bien.
    Bon, c'était un homme dangereux et ayant beaucoup de pouvoir, alors dire qu'il est sympatique...vraiment il sait bien raconter les choses pour se rendre "attachant" et "impressionnant".

    Le style d'écriture n'a rien de vraiment particulier, mais ce sont des récits dont ça n'est pas du tout génant. Ce qui est bien, c'est que les récits ne s'enchaînent pas comme ça. Entre plusieurs récits il y a quelques mots de l'auteur ou des retranscription de discussions entre l'auteur et Eiji ou encore quelques précisions sur son état physique. Et bien sur, le livre est découpé en chapitres.
    A noter qu'il y a quelques petites illustrations très utiles pour se représenter le Japon des années 20  par exemple, les vêtements aussi.

    Voilà, donc Mémoires d'un yakuza m'a beaucoup plu car je l'ai trouvé intéressant pour son côté "historique" et passionnant pour son côté "aventure". Et puis c'est facile et agréable à lire :-)

    Ma note : 7/10


    Ageha.

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