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    RealKoichi et Atsumi sont amis depuis leur rencontre à l'école primaire. Ils vivent ensemble depuis qu'Atsumi est venue à Tokyo pour être mangaka. Koichi, professeur dans un club de sport, se plaint qu'Atsumi ne pense qu'au manga et à ses délais à tenir.
    Suite à une tentative de suicide d'Atsumi, elle est plongée dans le coma. Les neurochirurgiens, pour l'obliger à sortir de cet état, ont inventé un protocole médical qui permet d'entrer dans l'inconscient d'Atsumi grâce à des ondes électromagnétiques.
    Koichi est la personne la plus compatible pour s’immiscer dans les pensées de son amie, comprendre son geste et la faire sortir du coma.

    Résumé : wikipédia.
    Images : allociné

     

     


    - Titre original : Riaru : kanzen naru kubinagaryû no hi
    - Réalisateur : Kurosawa Kiyoshi
    - Scénario : Kurosawa Kiyoshi, Tanaka Sachiko, Inui Rokurô, Matsuzawa Kazumi
    - Genre : Fantastique
    - Adaptation : Roman "A perfect day for a plesiosaur" de Inui Rokurô
    - Pays : Japon
    - Année : 2013 (France : 2014)
    - Durée : 127 min
    - Musique : Haneoka Kei


    Casting :
    - Satoh Takeru : Fujita Koichi
    - Ayase Haruka : Kazu Atsumi
    - Odagiri Joe : L'éditeur
    - Sometani Shota : L'assitant d'Atsumi
    - Nakatani Miki : Dr Aihara Eiko- Matsushige Yutaka : Le père d'Atsumi
    - Koizumi Kyôko : La mère de Koichi


    Mon avis :

    (Film vu à sa sortie en mars, brouillon écrit quelques jours après).


    J'attendais avec impatience le dernier Kurosawa Kiyoshi, depuis la réussite de Shokuzai, série TV remontée en 2 films pour le cinéma et sorti l'année dernière en France.
    Par contre, le thème me parlait un peu moins et le choix du casting me faisais surtout bien peur. J'aime beaucoup Ayase Haruka .... à la tv uniquement, au cinéma c'est une autre histoire, elle a toujours cette expression figée, le regard perdu et triste en permanence ou un sourire niais... et du coup ça passe pas bien du tout au ciné et pas du tout dans Real (même si bien sûre je suis contente de l'avoir vue sur grand écran). On retrouve également Nakatani Miki, une habituée du ciné que j'apprécie beaucoup aussi mais qui elle, joue réellement bien (ici, elle n'a qu'un rôle assez mineur et n'a pas vraiment l'occasion de montrer son talent, voyez plutôt Memories of Matsuko!). On reconnaît aussi immédiatement Sometani Shota avec son visage si particulier (que j'aime) ainsi que le très cool Odagiri Joe. Ayase Haruka partage le rôle principal avec Satoh Takeru que je ne connaissais pas du tout et qui d'ailleurs s'en sort beaucoup mieux qu'elle, même si c'est pas excellent.

    Si on met le casting moyen de côté, globalement, le film m'a à la fois plu et déçu, il était en effet difficile de faire mieux ou d'égaler la qualité et l'intensité de Shokuzai. Ici, le thème qui paraissait complexe laisse place à une une certaine facilité au niveau du déroulement de l'histoire (un petit air de déjà en plus) et de la fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout étant donné le pessimisme et la noirceur qui plane tout au long du peu films que j'ai vu de Kurosawa Kiyoshi. Du coup ça m'a surpris mais aussi déçue.

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    J'ai trouvé aussi que le film manquait de rythme, qu'il était aussi trop froid et souffrait de quelques longueurs. Le thème me parlait pas trop au début mais au final l'histoire me plait une fois bien entré dans le film, pas sur le plan fantastique mais psychologie des personnages, le fait de beaucoup se décrypter leur esprit, leurs réactions, les conséquences, la vision de chacun d'entre eux...

    Sur le plan esthétique, rien à redire, au cinéma sur grand écran c'est très beau, surtout les scènes sur l'île ou dans la forêt par exemple, lorsque les personnages sont si petits et perdus au milieu de ces grands espaces.

    J'ai également bien aimé l'idée d'intégrer des éléments de l'imagination des personnages dans leur vie réelle (les hallucinations de Koichi voyant les images des mangas de Atsumi prendre forme dans la vie réelle). Dommage que cette idée n'ai pas été mieux exploitée, mais il est vrai que si ça aurait été le cas, on se serait éloigné du côté relationnel et psycho des personnages pour se tourner vers un film d'horreur, purement fantastique.

    Sinon, la musique est pas mal et à l'image du film, donc bien choisie. Et le fait de rester centré uniquement sur 2 personnages renforce cette idée de couple vivant dans une bulle, un monde bien à eux semblant hermétique aux autres ne pouvant pas les comprendre (incapacité des médecins à faire revenir Atsumi du coma sans l'aide de son compagnon Koichi). C'est un aspect que j'aime de cette histoire et que j'aimerais également voulu voir plus développé encore.

    Voilà, donc avis assez partagé concernant le dernier film de Kurosawa Kiyoshi, sans doute un film manquant d'émotions, des thèmes intéressants mais pas assez développés et surtout un choix de casting pas forcément judicieux pour le cinéma...pour une série tv oui, mais le ciné c'est discutable.

    Ma note : 5,5/10.

    Ageha.

     

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