• Tetsuo : The iron man

    Tetsuo Le film s'ouvre sur un homme qui s'entaille profondemment la cuisse et insère une tige filetée dans la blessure. Trouvant ensuite des vers dans la blessure, il s'enfuit et est heurté par une voiture. Le conducteur se débarrasse du corps.

    Le lendemain, le conducteur constate qu'un morceau de métal sort de sa joue. Poursuivi dans le métro par une femme dont le corps est envahi par le métal, il se métamorphose peu à peu en monstre de métal.

     

    Source résumé : wikipédia

     

     


    - Titre original : Tetsuo (鉄男)
    - Réalisateur : Tsukamoto Shinya
    - Scénariste : Tsukamoto Shinya
    - Genre : fantastique, expérimental, cyberpunk
    - Pays : Japon
    - Année : 1988 (dvd : n'est plus édité en France, édité chez Third Window Films depuis 2012)
    - Durée : 67 min
    - Musique : Ishikawa Chu


    Casting :

    - Taguchi Tomorowo : Le salaryman
    - Fujiwara Kei : La femme
    - Tsukamoto Shinya : Le fétichiste
    - Kanoaoka Nobu : La femme aux lunettes
    - Musaka Naomasa : Le docteur


    Mon avis :

    TetsuoAprès tant d'attente, j'ai enfin pu voir Tetsuo : The iron man de Tsukamoto Shinya. J'ai découvert ce réalisateur avec Tokyo Fist, Bullet Ballet et Nightmare detective. Si j'ai attendu si longtemps avant de le voir, c'est qu'il n'était plus édité chez Studio Canal (qui d'ailleurs n'éditera plus Tokyo Fist, Bullet Ballet, Gemini, Hiruko The Gobelin et quant à Nighmare detective, ce n'est pas le même éditeur, il semble également au même stade aussi malheureusement). Heureusement, l'éditeur UK Third Window Films l'a ajouté à son (superbe) catalogue l'année dernière (ainsi que d'autres oeuvres de Tsukamoto dont une de ses dernières, Kotoko, que j'aimerais bien voir aussi). Donc pas de panique, on peut quand même se procurer le dvd et blu ray des deux Tetsuo réunis sur un même coffret (avec bonus). Par contre, la contrainte, c'est le sous titrage en anglais (mais il y a tellement peu de dialogue dans le 1e Tetsuo...).

    Aujourd'hui, je vais déjà vous parler du 1er volet de la trilogie sur Tokyo entamée donc par Tetsuo The iron man, suivi de Tetsuo Body Hammer et qui se termine par le superbe Tokyo Fist. A savoir qu'il y a un 3e Tetsuo : The bullet man sorti en 2009 mais pour l'instant par dispo chez l'éditeur UK.

    Le 1e Tetsuo est court, 67 min et est tourné en noir et blanc. Il y a très peu de dialogues, c'est surtout assez expérimental, mais c'est aussi un film qui pourrait être classé (bon en fait on peut pas classer ce film c'est impossible) dans un genre fantastique?...bon apparemment cyberpunk (un peu de lecture sur ce terme mystérieux :). Une interview de Tsukamoto à lire ICI.
    C'est clairement pas un film "tout public" parce que premièrement c'est quand même bien trash (le noir et blanc m'a permi du coup de le voir...) niveau sexe (au secours) et sang, puis transformation des corps impressionnante aussi. Deuxièmement, son aspect expérimental fait de lui un film difficile d'accès je trouve mais c'est une expérience cinéma très intéressante :)

    Je l'ai trouvé impressionnant au niveau des images fortes et chocs, au niveau du style de la mise en scène, et aussi de la musique parfaitement en adéquation avec les images, le métal, une musique "métallique" composée par Ishikawa Chu.
    Le noir et blanc ici est vraiment particulier car il y a un grain très visible à l'écran (désolée si je n'emploie pas le bon terme, je suis loin d'être experte), le maquillage des acteurs ressort bien comme dans un film muet et du coup les expressions sont exagérées, le peu de dialogues est largement compensé. Sinon le jeu des acteurs est en lui même exagéré aussi par contre (les cris, les réactions, les expressions...).

    J'avoue que je me suis un peu perdue par moment dans les personnages, pourtant, le film est court (env. 1h) et en plus il n'y a que 3 personnages principaux mais il faut être bien "dans" le film pour ne pas risquer de perdre le fil de cette histoire un peu compliquée quand même (tordue?). Je vais peut-être d'ailleurs le revoir une 2e fois, j'ai certainement loupé des détails.

    Pour en revenir à la particularité de la mise en scène (on est en 1988, pourtant on a l'impression que le film est intemporel), il y a des scènes tournées en accéléré sur une musique aux sons métalliques (pas du métal, mais des bruits métalliques, musique industrielle, regardez la bande-annonce vous verrez) qui donne un peu le tourni, j'ai aimé ces scènes là qui allaient à toute vitesse. Ce qui est aussi assez impressionnant, c'est toutes ces pièces de métal de toute sorte qui s'ajoutent sur le personnage principal lors de ses transformations progressivent ne lui laisse pratiquement plus de peau visible. Ensuite, les scènes où le personnage se "voit" de l'intérieur m'a fait pense à Nightmare Detective que Tsukamoto à tourné des années après. Et puis le fait que les rues de Tokyo soient vides ou presque c'était un peu destabilisant aussi ainsi que l'histoire qui avance sans espoir pour le personnage (sa transformation irréversible). On retrouve aussi les thèmes récurrents dans les prochains films du réalisateur, la souffrance physique (le corps, transformation, mutilation, mutation), déshumanisation...

    Bref, je pourrais encore dire plein de choses sur ce film qui n'est pas exempt de défauts mais très marquant et très intéressant sur de nombreux aspects. Vivement la suite, j'ai hate de voir Tetsuo : Body Hammer qui lui est en couleur.

    Ma note : 7/10

    Ageha.

     

    Bande annonce mélangeant Tetsuo The Iron Man (N&B) et Body Hammer (couleur)

    « Thirst, ceci est mon sangSnowpiercer, Le Transperceneige »

    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :